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L’ATTRIBUTION DU NOM DANS |
A la naissance, tout nouveau né doit pouvoir être identifié, personnifié dans la structure sociale où il a vu le jour, une identification qui devrait l’accompagner tout au long de sa vie. Originellement, il s’agit d’un nom propre d’une chose, d’un animal. Souvent aussi un évènement, un fait. Progressivement ces noms vont s’enraciner et devenir des espèces d’institutions dans les familles au point qu’aujourd’hui l’enfant héritera tantôt le nom de son grand-père, celui de la grand-mère, de l’oncle, de la tante, du père, voire de l’ami, auquel sera rajouté celui de son père ou de sa mère (c’est selon) en signe de rattachement familial. |
LA RECONNAISSANCE DE LA FILIATION OU Tout enfant, quel que soit le nom qui lui est donné a pour deuxième nom de famille celui de son père ou de son grand-père maternel dans le cas d’un enfant naturel d’une jeune fille l’ayant eu avant-mariage. Ainsi, un Evina dont le père serait Atengane sera normalement : Evina Atengane. Une demoiselle Essam, fille de Ntyam (son père) faisant un enfant sous le toit paternel (c’est-à-dire avant mariage) verrait son enfant rattaché le plus souvent soit à son père, ou à sa mère directement. Supposons qu’Ella soit le nom par lequel il serait identifié. Rattaché à son grand-père, il s’appellera Ella Ntyam. Rattaché à sa mère, il sera Ella Essam. Ce qui signifie pratiquement tantôt Ella fils ou fille de Ntyam ou tantôt Ella fils ou fille d’Essam. En principe, le deuxième nom de famille de l’enfant est celui qui précise sa filiation. L’IDENTITE DE L’ENFANT PAR UN GRAND-PARENT COMME HOMONYME Généralement le premier fils reçoit le nom de son grand-père paternel, c’est-à-dire celui du père de son géniteur. La première fille celui de sa grand-mère paternelle c’est-à-dire celui de la mère de son père. Un arrangement du couple peut aussi décider de donner à ces premiers enfants les noms de leurs grands-parents maternels c’est-à-dire celui du géniteur ou de la génitrice de la mère de l’enfant nouveau-né. Dans tous ces cas le principe prévoit qu’immédiatement le nom de famille attribué doit être composé avec celui de son père pour marquer le rattachement de la filiation de l’enfant. LES AUTRES HOMONYMES DES NOUVEAUX-NES : DIVERSES SOURCES DANS L’ENTOURAGE DE SES GENITEURS L’enfant aura pour homonyme un oncle, une tante, un grand-parent quelconque, un frère, une sœur, un ami d’un de ses parents. En principe c’est le père qui attribue le nom après avis consultatif de son épouse. Tout est fonction de la nature des relations qu’entretiennent les nouveaux-parents avec l’heureux élu qu’ils ont décidé d’honorer. Evidemment ce nom sera composé à celui du père du nouveau-né pour marquer sa filiation. Dans certaines communautés, dans certaines familles en cas de disparition récente d’un membre de famille coïncidant avec la venue au monde d’un nouveau-né à la même période ou sensiblement, le vide de cette disparition sera tenté d’être complété par la substitution de nom dans l’identification du bébé. LE DEVOIR DE SOLIDARITE, LA LOGIQUE DE L’ESPRIT DE FRATERNITE, Ces modes de désignation des nouveaux-nés renforcent les liens de fraternité entre les acteurs, rappellent et vivifient cette constance. Elles permettent de perpétuer des noms même ceux des personnes n’ayant pas connu le bonheur de la paternité ou de la maternité biologiques. D’où le devoir de solidarité vis-à-vis de ceux-là. Nous sommes loin du mimétisme constaté aujourd’hui où on copie ce qui se passe, loin de l’égoïsme qui semble l’emporter, chacun donnant à tous ses enfants le sien pour faire comme ailleurs où on croit que c’est bien ou s’adonnant à une mascarade qui prétexte attribuer les noms des tiers, on se contente de les précéder du sien propre. Ce qui revient à se nommer soi-même en fait. CAS PRATIQUES A. Voici un couple, le mari Mvondo Motô Jean, la femme Abeng Edjo’o Catherine. Le tableau suivant fixe et indique la progéniture dudit couple et le choix ayant présidé à leur identification.
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