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LA CONSTURCTION DES GRANDS TEMPLES DE CULTE D'ENVERGURE , UN DEFI PERDU, LE BESOIN DE GRANDS VISIONNAIRES AU SEIN DE L'E.P.C.

   

Au moment de la proclamation de son indépendance en 1957, on ne s'en doute pas que l'E.P.C. entendait mettre en place une grande Eglise, grande de par sa mission d'évangélisation, grande au niveau de son ressort de compétence territoriale à la dimension du Cameroun, grande par le mode de fonctionnement et les structures. Son prédécesseur en l'occurrence la Mission Presbytérienne Américaine avait déjà annoncé la couleur par un ambitieux programme des grands temples de cultes en briquettes de terre cuites aux murs épais et à la majestuosité digne du Créateur à qui le culte était rendu, il suffit de se rendre à Elat ( Ebolowa), à Djoungolo (Yaoundé), à Metet (Mbalmayo), à Foulassi (Sangmelima) à Efulane (Kribi), ou à Sakbayeme (Eséka), .... ceci dans les années 1930, en début de décennie pour s'en convaincre ; sans compter toutes ces Chapelles respectables en zones rurales dans les villages du Sud Cameroun, pionnier du rêve des équipements en Temples de la Mission Presbytérienne Américaine, Tchangué, Afanengong, Akak par exemple. Puis par la suite, l'Eglise a sombré dans une absence de rêve et de vision globale sur le plan esthético-architectural pour tomber dans une navigation à vue, les plus hardis allant de leur petite architecture à la gomme. L'heure est tout aussi venue à regarder plus loin.

L'INERTIE DES CHAPELLES ET PAROISSES, L'APATHIE DES PASTEURS RAPACES REFUGIES DU CHOMAGE

Quand vous soulevez le problème des infrastructures des Temples de Culte devant un interlocuteur fidèle de cette confession religieuse comparativement aux Missions Catholiques et aux Mosquées chez les musulmans, vous vous faites rétorquer que les autres reçoivent des subsides de l'extérieur alors que l'E.P.C. doit compter sur elle-même. Soit, mais on remarque tout de même que des bonnes volontés font des donations de construction des Eglises à l'E.PC.. Dans l'ensemble, on ne trouve pas une politique de construction nationale des chapelles et Paroisses qui définisse les grandes lignes d'action. Chacun se débrouillant comme il peut à son niveau local et avec les moyens de bord. Seulement personne pour nourrir un rêve qui entre dans l'histoire même deux cents ans après ; aucun projet futuriste ; résultat s'élèvent ici et là des hangars, des maisons à l'abri des intempéries climatiques certes mais pompeusement baptisés Eglises.

Encore que quand ces bâtisses sortent du sol, c'est avec grand peine. Trouver les financements relève de la gageure. La construction s'étale sur des dizaines d'années avant de laisser entrevoir ce à quoi on aura à peu près droit. Et on trouvera encore des soi-disant Bergers qui font main-basse sur les ressources cotisées par les Brebis pour se taper leurs châteaux, villas, résidences privées et personnelles sans que personne ne s'en émeuve.

QUESTION D'ORGANISATION ET D'AUDACE, L'E.P.C.A BESOIN DE SE CONSTRUIRE QUELQUES TEMPLES MAJESTUEUX ET FUTURISTES AUX DECORS ET STYLES D'ART TOUJOURS D'ACTUALITE D'ICI QUELQUES SIECLES

Regarder la vue générale de la Cathédrale d'Anvers en Belgique. Jeter un coup d'oeil à celle de Canterbury siège de l'Archevêque primat du Royaume d'Angleterre ou encore celle de Cologne en Allemagne ; observer la Coupole du Rocher construite fin du VIIè siècle de notre ère à Jérusalem, la Cathédrale de Laon dans l'Aisne, celles Sainte Croix à Orléan, Reims, Saint-Denis, Troyes en France, le Dôme de Milan en Italie, on ne peut que rester admiratif. Voir l'intérieur de la Chapelle Palatine à Aix-la-Chapelle en France, la nef de style perpendiculaire en Voûtes 'en éventails" de la Chapelle du King's College à Cambridge en Angleterre, on est émerveillé par la qualité des oeuvres et la magnificence des idées qui ont été à l'origine de telles initiatives. On ne saurait passer outre la Basilique de Yamoussoukro plus proche en Côte d'Ivoire de par les niveaux de développement entre Etats et de par l'appartenance au continent africain et à l'histoire.

L'EPC a besoin d'oeuvres à caractère symbolique de ces envergures, et en l'honneur du Créateur. Cela est possible malgré le coût que cela peut occasionner, faisable avec de la volonté et de l'organisation. Les élites d'un coin comme Ebolowa peuvent relever un tel défi, requérir des aides auprès des partenaires et bonnes volontés à l'extérieur, des contributions et dons des ouailles et fidèles, de la mise en place des structures génératrices des recettes et d'un ou quelques charismatiques au sein de l'Eglise. Il suffira d'un marketing approprié pour savoir vendre l'idée et de lancer par exemple un appel d'offres auprès des architectes confirmés et d'excellence.

LA NECESSITE D'UNE IMPULSION CHARISMATIQUE ET D'UNE DYNAMIQUE NOUVELLE DES ORGANES DE GESTION DE L'EPC

L'Eglise Presbytérienne Camerounaise a certainement en son sein un problème de leadership c'est-à-dire d'une autorité centrale morale ayant des pouvoirs contraignants par rapport au fonctinnement et à la vie de l'Eglise et dont les décisions s'imposent à tous et sans autre forme de procès. Non pas qu'il faille forcément calquer sur le modèle de l'Eglise Catholique Romaine où le Pape est le garant de l'unité, de la doctrine et de la philosophie de l'Eglise ; non pas qu'il faille non plus aussi calquer le même modèle sur le plan national où le nonce apostolique est le représentant du Pape et où l'archevêché a véritablement une main mise sur l'ensemble de sa circonscription électorale. Toutefois, partant de son essence presbytérienne et des organes de gestion qui ont été mis en place par sa constitution, il est temps, cinquante ans après, de faire le bilan de l'organisation qui avait été pensée et d'initier des modifications qui s'imposent afin de donner plus d'effectivité à l'ensemble des décisions qui s'imposent pour la bonne marche de cette Eglise.

Il est temps de songer à donner à l'EPC un leader charismatique avec un mandat d'une durée suffisante (même de cinq à sept ans, renouvelable une, deux, trois fois ou à souhait tant est que son apport contribue au meilleur rayonnement de l'Eglise). De même les Presbytères, les Consistoires et Synodes ont besoin d'autorités morales au même charisme, ayant tout aussi plus de temps et plus d'emprises sur leur base pour impulser cette dynamique au niveau local sans être en déphasage avec l'autorité centrale garant de l'unicité de l'Eglise, de sa doctrine et philosophie, pour plus de crédibilité.

Une décision de cette autorité dans la construction des Temples d'envergures, des symboles ou de création des structures appropriées devrait nécessairement bénéficier de la collaboration morale, pécuiaire et matérielle des autorités morales intermédiaires. Il s'agit d'améliorer juste le fonctionnement des institutions et de créer des postes en les dotant des ressources nécessaires pour plus d'efficience et d'efficacité.

POUR UN DEPART, LE CHOIX DES SITES SYMBOLIQUES COMME EBOLOWA, KRIBI, ESEKA, SANGMELIMA, EDEA, AKONOLINGA, ABONG-MBANG

D'abord il s'agit de faire recours aux vrais serviteurs de Dieu, et non une clique de chômeurs fugitifs ayant contourné d'une certaine façon la rudesse de la longue et grave crise économique qu'a traversé le Cameroun et les ajustements successifs imposés par les bailleurs de fonds principalement conduits par les institutions de Bretton Woods, Banque Mondiale et Fonds Monétaire International en l'occurence. Puis il est question de faire appel à l'ingéniosité, au savoir-faire et à la disponibilité des uns et des autres pour une cause noble, digne et juste.

Enfin, puisqu'on ne peut faire partout à la fois, le choix de certains sites s'impose de lui-même car remplis de significations et de symboles qu'ils dégagent.

Ebolowa demande encore à se construire et l'espace y est encore à profusion sans compter que l'EPC dispose d'un vaste domaine foncier à Enongal. A moins de deux heures de Yaoundé (Capitale politique et des institutions de la République), une voie routière d'un accès facile, la ville par la transafricaine est appelée à devenir un carrefour international avec les pays voisins Guinée Equatoriale, Gabon et même Congo avec la concrétisation de l'axe Ouesso-Sangmelima en passant par Djoum en perspective et de Sangmelima-Ebolowa en études, y installer le siège de l'EPC dans une Province et un Département à plus de 60% de fidèles de cette confession religieuse ne peut être que bénéfique à cette Eglise. Il s'agit de faire preuve de visionnaire dans l'Eglise. Peut-être la mise en place de l'Institut Supérieur des Sciences et Technologies d'Elat récemment créé présage-t-elle une telle vision.

Probablement que la Faculté des Sciences Médicinales et Pharmaceutiques dont l'idée a été lancée se situe-t-elle dans le même prolongement. C'est dire que le lieu est indiqué pour la création d'une Université Protestante qui pourrait voir naître entre autres des Facultés de Droit et Sciences Politiques, des Facultés de Sciences Economiques et Gestions, Facultés des Sciences Sociales, Sciences Fondamentales et Expérimentales, Sciences Appliquées et Technologiques Industrielles et naturellement une Faculté de Théologie. Comment ne pas songer à des grandes Ecoles comme un Centre d'Etudes Supérieurs Africaines en Management (CESAM), une Ecole des Hautes Etudes Architecturales (HEA), une Ecole des Hautes Etudes Commerciales (H.E.C.), un Centre d'Etudes Professionnelles et d'Apprentissage à la Profession d'Avocat (CEPPAPA), un Institut d'Etudes Notariales et Judiciaires (IENJ), un Centre d'Etudes Catéchistiques et Théologiques (C.E.C.T.), un Institut Supérieur de Technologies Appliquées (I.S.T.A.).

L'Etat ne peut plus tout faire et seul aujourd'hui, mais un projet comme celui-ci rencontrerait certainement son aval et même sa caution. Faudrait alors négocier le partenariat avec les Universités d'Etat du Cameroun et des pays voisins ou à l'extérieur comme dans des grands pays de tradition protestante, Suisse, Etats-Unis, Canada, Allemagne, Grande-Bretagne en mobilisant les apports privés ou publics.

Dans le même ordre d'idées, l'Imprimerie d'Halsey Presse Elat pourrait connaître une nouvelle cure de jouvence. En tant que siège de l'EPC, un Temple grandiose et futuriste serait tout un symbole et de bon aloi.

De même à Kribi ou Lolodorf, portes d'entrée de la Mission Emmanuel devenue la Mission Presbytérienne Américaine puis l'Eglise Presbytérienne Camerounaise, un Temple d'envergure pourrait être envisagé comme à Eseka, Edéa, Akonolinga, Abong-Mbang comme siège des synodes Bassa, Babimbi futur, Centre et Est. On pourrait alors compléter le tableau avec des Temples à la même dimension à Mbalmayo, Nanga-Eboko et Sangmelima. Parallèlement une décentralisation ou mieux des structures seraient mises en place pour rehausser le prestige de ces Eglises et reconnaître leur apport au rayonnement de l'Eglise Presbytérienne Camerounaise.

Les cinquante années à venir de l'EPC doivent pouvoir être celles des grandes ambitions. Et que les Pasteurs et autres serviteurs de l'Eglise sachent que les auteurs des grandes oeuvres marquent l'histoire et que l'EPC a faim de cette histoire là où dans deux cents ans sous la conduite des touristes un guide dirait "un tel a été l'initiateur de tel projet ; tel a fait telle chose dedans.... etc, etc".

 
 
 

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