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LE DEVOIR DE LA VERITE |
Les Pasteurs de l’EPC ont fini par habituer l’opinion publique par les crises à répétition. Mais celle-ci qui couvait déjà à la veille des travaux de la 51ème Assemblée Générale et qui vient d’éclater met en cause un certain nombre de choses assez graves qui ne méritent pas d’être banalisées. L’EPC a beau être une institution religieuse, mais elle est loin du Paradis où prévaut la béatitude. Elle n’est pas coupée de la société dans laquelle elle évolue et a même tendance à reproduire ses tares et maux. Les mêmes hommes qui composent la société sont également ceux-là qui sont à l’Eglise. Mais parce que l’Eglise comme Dieu qu’elle est censée servir doivent constituer la Lumière du monde, ce qui peut être facilement concédé aux autres sur la plan de la déchéance morale et de ses valeurs sera difficilement accepté dans l’Eglise. |
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En cela elle doit savoir qu’elle a un devoir, celui de la Vérité, celle des Saintes Ecritures. Cette vérité qui interpelle les hommes de Dieu et a fortiori les Pasteurs à plus de rectitude morale, ils doivent être des exemples de comportements de ceux-là dont on aimerait qu’ils fassent tache d’huile dans la société, car en principe, ils doivent convaincre dans leur évangélisation en montrant en prélude ce que seront les hommes appelés à vivre dans le Royaume de Dieu qu’ils annoncent apparemment avec ostentation et conviction. Et si chaque Pasteur pris individuellement reste tout de même sujet à des faiblesses humaines, l’Eglise qui est le corps des hommes de Dieu en tant qu’institution sera encore moins tolérée dans des déviations morales et a l’obligation de nettoyer toutes les taches et les saletés qui l’éclabousseraient dans son essence même. Pour son crédit, le devoir de la Vérité s’impose tout aussi à elle ; de cette Vérité qui permet aux fidèles d’avoir la Lumière sur une institution qui leur est sacrée, véritable socle du fondement même de leur foi. L’expression de la recherche du salut de leur âme, leur objectif, la Vie Eternelle. A quelle institution ont-ils à faire, genre satanique ou celui au service de Dieu ? Son fonctionnement sert-il ou dessert-il la cause divine et si non, qu’y a-t-il à faire pour pallier à cet état des choses ? Tous les bruits de bottes à l’EPC de ces derniers jours méritent de la part des autorités de l’Eglise une vive et nécessaire Lumière par delà les querelles de leadership ou d’aigreur derrière lesquelles on s’arcboute ici et là, vis-à-vis des fidèles et de l’opinion, il s’impose ce vrai devoir de vérité.
La querelle qui a cours est loin de grandir l’EPC. Elle contribue davantage à jeter un discrédit sur une institution qui de par ses chiffres et son activité est véritablement une grande institution. En 2002, l’EPC compte, nous l’avons dit, 1 0961 000 membres communiants dans un pays de 16 à 20 millions d’habitants. Quand on sait que dans de nombreuses familles, sur 10 personnes, fidèles de l’Eglise à peine 2 communient pendant les Saintes Cènes. C’est dire que c’est certainement avec l’Eglise Catholique Romaine l’une des premières confessions religieuses chrétiennes du pays, probablement la première des Eglises Réformées avec des pourcentages des plus élevés dans trois des dix Provinces ou Régions Administratives du Cameroun (Sud, Est, Centre), qui partage avec l’Eglise Evangélique du Cameroun les deux premières places des Eglises Protestantes dans le Littoral ; elle reste présente dans les autres Provinces ou Régions avec lesquelles elle se dispute la première place parmi les Eglises Réformées avec celles dominantes mais à caractère local ou régional à l’exemple de l’Eglise Luthérienne dans les Provinces ou Régions Septentrionales du pays (Adamaoua, Nord et Extrême-Nord), alors qu’elle est loin d’être absente à l’Ouest (fief de l’Eglise Evangélique du Cameroun) et dans le Sud-Ouest et le Nord-Ouest (presque des chasses gardées de la Presbyterian Church of Cameroon (PCC). L’EPC apparaît également diminuée aux yeux de ses partenaires étrangers et internationaux ; le spectacle désolant qu’elle a offert aux Eglises partenaires sœurs présentes du Gabon à la 51ème Assemblée Générale est lamentable et son image ici, eu égard aux rebondissements qui ont commencé, sera loin d’être flatteuse. Son initiative et son intention d’être membre de la CEEVA ne pourront qu’en prendre un coup quant à son sérieux sans présumer du préjudice dont pourront souffrir les étudiants de l’Eglise en termes de bourses d’études en Théologie. Et que dire de l’évolution du partenariat avec l’Eglise Presbytérienne Américaine (Presbyterain Church of USA) qui prenait un nouvel élan comme on l’a vu avec une présence fort remarquée au lancement des manifestations du Jubilé du 02 au 03 novembre 2007 à la Paroisse Kribi-Ville dans le Synode Sud, et dont une nouvelle délégation était attendue lors des travaux de la 51ème Assemblée Générale de l’EPC et qui à cause de tous ces tumultes n’a pas trouvé bon d’honorer cette invitation. L’Eglise Presbytérienne Camerounaise qui se plaint tant de n’avoir que des partenaires d’une dimension quelconque ou financièrement de seconde zone, peut-elle se permettre d’envoyer foutre au moins un partenaire de l’envergure de l’Eglise Presbytérienne Américaine quand on sait de quelle façon les deux Eglises se sont séparées en 1957 et ayant en présence à l’esprit cette fameuse Self Supporting Church ? Seulement, ce qui est fait est fait et comme on ne peut pas revenir derrière, il faut aller de l’avant tout en vivant le présent. Et en cela si la querelle présente peut permettre d’assainir l’Eglise, alors que lumière soit faite pour que triomphe un devoir, celui de la Vérité. Que ce soit par l’effet d’annonce dans les médias, qu’une concertation soit initiée ou un face-à-face entre les parties ; les fidèles exigent aujourd’hui ce devoir, que la Vérité se fasse jour.
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