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L’HERITAGE CONSOLIDE DES ŒUVRES SOCIALES MEDICALES, SCOLAIRES ET CULTURELLES ET SES DIFFICULTES DE GESTION |
En apportant l’évangile, les Américains ne se sont pas contentés exclusivement de chercher à sauver les âmes. Ils ont pensé à cultiver et à fortifier l’esprit, tout en soignant la chair, bref à donner la vie. Aussi à côté des Temples, mettaient-ils sur pieds une structure sanitaire, une minuterie, un établissement scolaire…. pour aider les pauvres. Leur œuvre était véritablement à caractère social. C’est d’elle dont héritera l’Eglise Presbytérienne Camerounaise au moment de son accession à l’autonomie et à l’indépendance. Si cette œuvre a connu dans les 20 à 30 premières années de l’indépendance une certaine prospérité, ces 20 dernières années, elle connaît un déclin et n’a tout au moins encore que le mérite d’exister. |
UNE ŒUVRE MEDICALE IMMENSE Qui ne connaît l’Hôpital Central d’ENONGAL d’EBOLOWA, ne serait-ce que de par la réputation ? Cette notoriété a traversé les frontières et il n’est pas jusqu’au Gabon, en Guinée Equatoriale et même au Congo qu’Enongal n’ait laissé des échos favorables. Cette structure n’est d’ailleurs pas la seule du groupe EPC à avoir assis une notoriété sur le plan national. La preuve, on sait ce qu’il en est de l’Hôpital de Sakbayéme dans la Sanaga-Maritime, de l’Hôpital de Metet dans le Nyong-et-So’o, de l’Hôpital de Djoungolo à Yaoundé dans le Mfoundi, de l’Hôpital de NkolMvolan dans le Haut-Nyong ? Non moins important en est-il de l’Hôpital de Donenkeng dans le Mbam-et-Inoubou ou celui de Bot-Makak dans le Nyong-et-Kellé. Chacun de ces districts de santé est constitué d’un certain nombre de Centres de Santé dont les Centres de Santé Développés d’Edéa, Songbock ou Douala pour le District Sanitaire de Sakbayeme, les Centres de Santé Développés d’Ambam, Olamze, Evindi-Si, Elan, Kribi, Batamba, Bibia et l’annexe d’Ebolowa-Ville dans le District Sanitaire d’Enongal, les Centres de Santé Dévéloppés de Fulassi, Nkoumadjap, Djoum, Olama dans le District Sanitaire de Metet par Mbalmayo, les Centre de Santé Dévéloppés d’Akonolinga, Biyem-Assi, Efufup, Sa’a, Sala Salem dans le District Sanitaire de Djoungolo, les Centres de Santé Développés de Bertoua, Kambelle, Makok, Momejapom dans le District Sanitaire de Nkol-Mvolan, les Centres de Santé Dévéloppés de Messangang, Tchekos dans le District Sanitaire de DONENKENG par Bafia, les Centres de Santé Dévéloppéd d’Ilanga, Libamba, Mangangan. Les statistiques de 2002 donnaient approximativement 6 Hôpitaux avec au moins un Médecin, 3 Hôpitaux sans Médecin dont Metet, Ntounleng (dans la Sanaga Maritime) et Ambam, 27 Centres de Santé Développés, un camp annexe et 10 Médecins. Comme autres structures, on pourrait citer un Centre d’Approvisionnement aux produits pharmaceutiques CAP et un Hôpital des Technologies Sanitaires Hopitec rattachés à la DAF et un Centre de Formation des Aides Soignants Emilie Saker d’Enongal par Ebolowa. Il est seulement regrettable de constater avec le président de la Commission des œuvres de l’EPC dans son rapport de la 50ème Assemblée Générale que l’œuvre médicale de l’EPC est en bute à de nombreuses difficultés liées à la Direction Administrative et Financière des formations sanitaires et services rattachés dues à la vétusté des bâtiments et des équipements techniques, au lourd endettement provenant des arriérés de salaires dus aux personnels, des dettes envers des fournisseurs divers, des dettes envers la CNPS et les Impôts etc… A quoi il faut ajouter l’absence d’équipements modernes répondant au contexte actuel, le manque de médecins et personnels qualifiés, le manque de médicaments et de fréquentes ruptures des stocks faute de moyens financiers. Et le tableau est loin d’être achevé car on ajouterait volontiers la pléthore de personnels moins qualifiés, l’absence des textes de base actualisées pour un suivi de carrière des employés entrainant une indiscipline et un manque de motivation du personnel, l’absence d’un fichier du personnel et d’un profil de carrière des employés, l’absence voire le nombre de partenaires sans grande importance, les services intervenant dans la gestion quotidienne de l’œuvre médicale inadéquate contrairement aux dispositions des textes statutaires existants. On ajouterait volontiers l’absence d’un système comptable, fiable selon les normes en vigueur au Cameroun et en Afrique conduisant à la mauvaise gestion des structures sanitaires de l’EPC. Plus inquiétante encore est l’absence d’eau potable dans la plupart des Centres Hospitaliers pour ne pas parler de la menace permanente des huissiers de justice pour la saisine des biens à cause des procès perdus par l’EPC. Que dire du problème des conflits de compétence chronique dans l’EPC ? Tout ceci vient ternir le brillant tableau des 20 à 30 premières années. Car ce n’est pas dans les autres œuvres que la situation est au mieux. Et pourtant là aussi l’initiative et l’investissement ne passent pas inaperçus. L’ŒUVRE SCOLAIRE EN PERTE DE VITESSE L’Eglise intervient aussi bien au niveau de l’enseignement maternel, primaire que dans le secondaire. Si son action dans l’enseignement supérieur se cantonnait surtout à ses séminaires c’est-à-dire à l’Institut supérieur de Théologie Dager à Bibia, à l’Ecole Supérieure de Théologie Camille CHAZEAUD de Foulassi depuis les années 2 000 sans oublier la Faculté de Théologie Protestante de plus en plus il apparaît une volonté affichée de création d’une Université ferme à Ebolowa sont la matérialisation a commencé cette année par la mise en place d’un Institut Supérieur des Sciences et technologies d’Elat. De même il est à mentionner le souhait du Synode Est à accueillir un séminaire à Kambelle. En attendant l’EPC compte en 2002 16 écoles maternelles Djoungolo et Marie-Gocker à Yaoundé, à Nkol-Metet par Mbalmayo, Akonolinga en veilleuse pendant cette année, Ngobo à Monatélé, Nkometou à Soa (dans la Mefou et Afamba), Libamba et Sion Makak dans le Nyong et kellé, Bertoua dans le Lom-et-Djerem, le Foyer Ta-Neal à Edéa, Ndom, Song-Mbock, Sion Douala, Bibia par Lolodorf dans l’Océan, Elat par Ebolowa, Sinaï dans Douala 3ème. Quant aux écoles primaires, on en compte 30 à djoungolo et Marie-Gocker dans Yaoundé 1er, à Libamba (makak), à Metet (Nkol-Metet/Mbalmayo), à Bertoua, Batouri-Ville, Kambele, Momejepom toutes les trois par Batouri, Edéa-Centre et Mboua par Edéa, New-Beedi, New-Bell, Nguibassal, Peniel, Sinaï, Sion Anglophone et Sion Francophone par Douala, Limbé, Bibia, Efoulan par Akom II, Elat, Ambam-ville, Bitam, Bileossi, Ebozi I, Mefou par Olamze, Nkol-Ambam, Akombang, Kono Fonosi, Olamze par Olamze justement et enfin Akonolinga. Le nombre d’établissements scolaires secondaires était de 12 en 2002 soit le Collège Johnston dans le Mfoundi Arrondissement de Yaoundé 1er, le Collège de Metet à Nkolmetet dans le Nyong-et-So’o, les collèges Libamba à Makak et Ta-Néal Ilanga à Eséka dans le Nyong-et-Kellé, les collège Rémy Bidja (en veilleuse à Akonolinga en 2002) et Béthanie d’Ayos dans le Nyong-et-Mfoumou, le Collège Anderson de Donenkeng à Bafia en veilleuse dans le Mbam-et-Inoubou, le collège Nkol-Mvolan par Abong-Mbang dans le Haut-Nyong, le Collège Georges Schwab à Edéa dans la Sanaga-Maritime, le CONAF à Ambam dans la Vallée du Ntem, les collèges-Unis d’Elat dans la Mvilla à Ebolowa et enfin le Collège de Zoétélé dans le Dja-et-Lobo. En 2002, pour 16 écoles maternelles, on comptait 864 élèves et 55 enseignants ; pour 30 écoles primaires, 4279 élèves avec 168 enseignants et enfin pour 12 collèges 2527 avec 165 enseignants. Soit un total de 58 établissements pour 7 670 élèves et 388 enseignants. Nous sommes très loin des chiffres des 20 à 30 premières années de l’EPC. En 2007, 59 points d’éducation n’encadrent que 5355 élèves dans cinq Provinces Centre, Est, Littoral, sud et Sud-Ouest. Au fil des années, la population scolaire ne cesse de tarir. Des mauvais résultats sont enregistrés aux examens officiels. Ici également le lourd endettement vis-à-vis du personnel et du fisc est préoccupant. L’insubordination et la mauvaise collaboration au Secrétariat à l’Education n’arrangent rien et ne peuvent que contribuer aussi à rendre malsain l’environnement, surtout dans certaines zones notamment à Djoungolo. L’ŒUVRE AGRICOLE, L’ELEVAGE ET AUTRES L’EPC entretient des nombreux baux dans certaines grandes villes et particulièrement à Yaoundé ; on ne pourrait ne pas parler des cases de passage offrant restauration ou hébergement ou tantôt les deux ; citons le Foyer International de Djoungolo et les maisons de Kribi pour les plus connus. L’Imprimerie Halsey Memorial Press d’Elat Ebolowa créée en 1917 par Bradford a besoin d’une nouvelle cure dans sa gestion. On parle d’une imprimerie Qumram à Djoungolo dont la situation reste à élucider. Quant à l’œuvre agricole et à l’élevage, laissons parler le rapporteur de la Commission concernée à la 50ème assemblée Général : « Si elle n’est pas encore morte, disons qu’elle est tout simplement mourante et donc en agonie. Pourtant la grande majorité des Paroisses est située en zones rurales. Par ailleurs le pays de pas ses climats, ses sols et sa végétation a une économie essentiellement basée sur l’agriculture. Pourquoi l’Eglise négligerait cet aspect important dans la recherche de sa relance et de son indépendance économique ? » Cela est tout un autre débat dans la vie de l’EPC en général. |
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