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LE MANAGEMENT ET L'EGLISE FONT-ILS BON MENAGE ? OU COMMENT EVITER UNE MORT PROGRAMMEE A L'EPC |
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Un des problèmes auquel est confronté l'EPC et qui est comme cause lointaine au désordre dans l'EPC est la lutte pour l'attribution des Paroisses Juteuses entre Pasteurs ou encore la querelle de leadership entre Modérateurs de certaines Paroisses et une faction d'anciens charismatiques qui osent s'opposer à des situations d'arnaque. Bref la question de l'avidité d'argent constitue un des facteurs déstabilisateurs de l'Eglise. Une Eglise peu ingénieuse à créer des structures génératrices des revenus, avec un corps de Bergers lui aussi plus dépensier et prompt à presser la pauvre vieille et veuve septuagénaire, sans enfant, obligée de vendre le produit de son dur labeur pour répondre à ses engagements à la Paroisse, qu'à faire preuve d'initiative pour doter la Paroisse des sources de revenus fiables. |
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Le mal devient plus profond quand on observe la santé des structures médicales, sociales, scolaires et autres de l'Eglise Presbytérienne Camerounaise toutes agonisantes aujourd'hui condamnant l'institution à une mort programmée à terme. L'Eglise et le management ne font-ils que mauvais ménage ? A L'IMAGE DE LA SOCIETE, GERANTS ET GESTIONNAIRES DES STRUCTURES DE L'EPC SE PERMETTENT DES LIBERTES AVEC DES FONDS QUI NE SONT PAS LES LEURS PRESQUE GARANTIS D'IMPUNITE Le maître-mot est que l'Eglise ne peut amener ou traduire les gens en justice car cela irait contre son idéal de paix et de pardon ; alors certains trésoriers des instances dirigeantes des organes de l'Eglise s'adonnent à coeur joie. D'ailleurs à l'occasion des campagnes des élections, les candidats trésoriers n'hésitent pas à dépenser des millions de francs pour les besoins de campagne, naturellement rassurés qu'ils sont qu'ils rentreront dans leurs droits à moyen ou à long terme. Point de surprise donc que des sommes colossales soient distraites, il est arrivé qu'on parle d'une mirobolante soumme de près de 300 millions de francs CFA. La gabegie qui a cours dans les autres structures de gestion quotidienne sociale comme les hôpitaux, les établissements scolaires etc est sans nom. C'est à qui plongera le plus dans les caisses : le plus horrible et abominable est que même les hommes en soutanes ou toges eux-mêmes s'y comptent. En fin de compte, les maigres petites ressources disponibles s'évaporent comme neige au soleil. Pour quel avenir pour lesdites structures et pour l'EPC dans son ensemble ? UN PEU DE PRISE D'INITIATIVES DANS LA CREATION DES ASSIETTES DE RECETTES AU NIVEAU DES PAROISSES, DES CONSISTOIRES, SYNODES VOIRE DE L'ASSEMBLEE GENERALE L'essentiel des recettes des pasteurs de l'Eglise Presbytérienne provient de la pression exercée sur les fidèles. En cela la grande partie des serviteurs de l'Eglise semble s'accorder quand il s'agit d'amener les ouailles à produire de l'argent. Des taux sont fixés par catégorie de fidèles, les opérations 10 000 FCFA sont organisées ; celles des travaux de construction lancées, les opérations pièces-blanches se multiplient à souhait. Les Modérateurs initient des voyages inopinés dans les Chapelles de leurs Paroisses et les fidèles doivent alors s'escrimer pour s'en sortir honorablement et pressent davantage les ouailles comme des oranges. Des recettes de ce genre ne pourraient être citées de manière exhaustive. Penser à des recettes stables et sures, en bons gestionnaires, relève de l'utopie. Et pourtant il n'est pas sorcier de penser à louer des terrains chez les populations autochtones après un certain temps, libérer ces espaces au terme d'un contrat de location négocié dans la crainte de Dieu et au nom de l'EPC et dûment paraphé en ce nom, mettre en place des champs communautaires au nom des Paroisses, Chapelles, Consistoires et Synodes ; maïs, arachides, ignames, manioc, macabo, bananeraies etc... Des contrats de bail pourraient également être négociés pour l'exploitation des cultures pérennes sans porter préjudice aux propriétaires des terrains de telle manière à être rétrocédées à ces autochtones après un temps conclu d'accords-parties. L'élevage est également une piste et d'autres activités idoines pour créer des richesses et sécuriser ainsi la permanence des recettes nécessaires au fonctionnement et à la bonne marche de l'EPC. Rien de tout cela n'est fait de manière rationnelle. Quand quelqu'un y songe, tôt ou tard, il a plutôt tendance non seulement à s'approprier la paternité, mais plus grave de bénéficier de la jouissance à titre individuel et personnel. LA NON MAITRISE DU B-A-BA DE LA GESTION OU DE SES TECHNIQUES LES PLUS ELEMENTAIRES Il est évident que pendant longtemps, la majorité des Pasteurs entrés dans l'EPC avaient essentiellement le niveau du BEPC et au terme d'un certain nombre d'années d'études au Séminaire sortaient nantis d'un Baccalauréat de Théologie. Les plus huppés allaient à la Faculté de Théologie Protestante pour sortir avec le diplôme de Licence en Théologie sans de trandes notions en gestion. Et ils devaient tôt ou tard s'improviser gestionnaires ou entrer par effraction dans ce domaine. Naturellement, il ne fallait s'attendre à pas grand chose pour ce qui est du rendement. Car comment comprendre des bourdes comme celle-ci à l'Imprimerie HALSEY Memorial Press d'Elat à Ebolowa éditeur du très célèbre "DULU BONE B'AFRIKARA" ou l'histoire des migrations des peuples Bantou, incapable aujourd'hui de vous sortir même un seul exemplaire à titre d'archives ou si c'est nécessaire pour des besoins de réédition ou de traduction ou encore "Kalate Nnanga Kôn" de Jean Louis Njemba Medu ou l'Esquisse de la vie du Dr Silas F. Johnson, la vie de Ngôtô Zambe, Dr Adophus C. GOOD, C.W McCleary et Mama Mc Cleary, Pasteur W.C. Johnston, la Vie du Dr Lehman au Cameroun, les pères fondateurs de la Mission Presbytérienne Américaine au Cameroun et donc de l'Eglise Presbytérienne Camerounaise, de l'Eglise Presbytérienne Camerounaise Orthodoxe et de l'Eglise Protestante Africaine et dont un employé n'hésite pas à céder le dernier exemplaire disponible au premier venu privant ainsi la structure de ce moyen de réédition. Tout ceci illustre tout simplement cette gestion chaotique qui est celle des Pasteurs de l'EPC ou qui s'effectue sous leur responsabilité ; il en est ainsi dans l'ensemble de leurs structures sanitaires, scolaires, sociales. A cette allure, on s'achemine à coup sûr vers l'asphyxie de l'Eglise qui risque de mourir de sa petite mort. A moins que quelque chose ne soit tenté ou fait pour empêcher un tel drame. LA GESTION AUX LAICS EXPERTS OU AUX PASTEURS QUALIFIES DANS UN CADRE AMENAGE POUR REPONDRE DE LEURS LACUNES ET DEFAILLANCES Pour une gestion plus saine, rationnelle, efficace et efficiente, l'EPC doit s'entourer de laïcs qualifiés et experts ainsi que ne recruter dans des structures de gestions que des Pasteurs ayant des compétences et des qualifications et prendre conscience que le management est une science qui a ses normes, ses techniques, ses exigences. Hors de ces canaux, point de salut. Qu'il soit pensé, conçu et mis en place un cadre adéquat pour permettre à chacun de répondre de ses actes sur le plan spirituel autant que sur le plan civil et juridiques. Les enjeux sont trop grands pour que le massacre perdure. |
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